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Des lacunes relevées dans la nouvelle réglementation thermique - 30/04/2013

    Marquant un réel tournant dans les obligations énergétiques de chaque construction, la RT 2012, en application pour tous les bâtiments d’habitation depuis le 1er janvier 2013, souffrirait-elle de lacunes plus ou moins importantes ? Son premier effet a été de généraliser les constructions BBC (basse consommation) en demandant une qualité d’isolation largement supérieure à la précédente réglementation. L’orientation de chaque bâti est également mieux étudiée afin de bénéficier de chaque apport énergétique complémentaire, source d’économie en hiver. Ainsi, l’orientation plein sud des pièces à vivre est désormais la règle.

    Les énergies renouvelables ont aussi fait leur entrée dans les habitats, que ce soit avec les panneaux solaires thermiques pour l’alimentation du circuit de production d’eau chaude ou les pompes à chaleur associées à la géothermie. Pour une isolation accrue, la VMC double flux est elle aussi préconisée. Ces recommandations devraient permettre aux habitats les appliquant de voir leur consommation énergétique divisée par trois par rapport à une construction classique, dans la limite admise de 50 KWh/m²/an.

Des mesures trop contraignantes sous la RT 2012 ?

    Pour l’association « 60 millions de consommateurs », cette nouvelle réglementation laisse pourtant entrevoir des failles importantes, du fait d’une contrainte importante dans l’utilisation des bâtiments. La préconisation de l’orientation au sud représente en effet un problème en été dans les régions du Sud où les habitats deviennent très vite difficiles à vivre en raison de la chaleur qui s’accumule à l’intérieur, même avec des protections solaires. De la même façon, pour conserver la bonne isolation du bâti, il est recommandé de ne pas réaliser de trous dans les murs, un point qui ne sera à coup sûr que rarement respecté.

     Enfin, l’association relève également le coût de la VMC double flux, que ce soit lors de son installation ou pour son entretien. Un élément semble ainsi ne pas avoir été pris en compte dans la mise en œuvre de ces habitats : le comportement des usagers. Difficile par exemple d’obliger à la fermeture des fenêtres quand l’envie, dès les beaux jours ou pour faire aérer, est au contraire l’inverse. L’organisme ouvre aussi le débat sur l’isolation la mieux adaptée, par l’intérieur (ITI) ou par l’extérieur (ITE). Une question qui intéresse tout le monde, que ce soit en construction neuve ou en rénovation…


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